PFO2 une SCPI « environnementale » de rendement

26/01/2012 Aucun commentaire

Investir dans l’immobilier de bureaux à travers les SCPI permet, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, offre de multiples avantages.

 

 

  • accès à l’immobilier d’entreprise à partir de faibles montants
  • diversification de son patrimoine,
  • perception simplifiée des revenus locatifs
  • liquidité supérieure à celle de l’immobilier détenu en direct.

La crise  financière depuis 2008,  le risque de récession anticipé pour le premier semestre 2012, les exigences du grenelle de l’Environnement, amènent à s’interroger sur le choix des SCPI qui offrent les meilleurs points d’entrée.

Investir dans une SCPI récente qui a fait le choix délibéré d’acquérir des immeubles répondant à ces nouveaux critères environnementaux est un choix judicieux. C’est le cas de PFO2 gérée par le Groupe PERIAL Asset Management.

Les investissements de PFO2 se concentrent sur l’immobilier d’entreprise, à Paris, en Ile-de-France et dans les grandes métropoles. La sélection des immeubles s’effectue, de façon classique,  sur la qualité de leur situation, la taille du marché locatif, l’adéquation du loyer au marché et celle du produit à la demande.

Les nouvelles réglementations mises en place pour les immeubles neufs et à construire (RT 2005 et RT 2010) vont, pour être efficaces, imposer de nouvelles contraintes aux propriétaires et également aux locataires. Avant toute acquisition, PERIAL Asset Management fait auditer les immeubles par une société extérieure et indépendante. Un suivi des objectifs et la mesure des performances sont mis en place.

Pour les investisseurs, le respect de ces nouveaux critères leur ouvre une perspective de revalorisation de ces immeubles écologiques, un revenu et des taux d’occupation meilleurs grâce à une forte demande et une maîtrise des charges et des frais d’entretien.

Pour en savoir davantage n’hésitez pas à interroger votre CGP favori...

 

 

Les fonds obligataires « buy and hold »

17/01/2012 Aucun commentaire

Les fonds obligataires sont constitués d’obligations d’entreprises qui sont sélectionnées et gérées par un gérant de fonds.
Le fonds détenant un large éventail d’obligations d’entreprises, le risque de défaut se trouve réduit. Le fonds va pouvoir sélectionner des entreprises avec des notations de risque différentes,  » investment grade » pour les plus sécurisées jusqu’à « high yeld » pour les plus risquées.
Une stratégie « buy and hold » signifie que les obligations sont conservées jusqu’à leur échéance. Cette stratégie est bien adaptée au contexte actuel de relative stabilité des taux d’intérêt, elle permet de profiter d’un coupon intéressant sans recherche de plus value à l’échéance. Les fonds qui appliquent cette stratégie ont une enveloppe limitée et une durée de vie fixée à l’origine. Ils peuvent être acquis dans le cadre de l’assurance vie ou dans celui d’un compte titres.
Parmi la dizaine de fonds obligataires qui appliquent cette stratégie, nous avons choisi de vous présenter le fonds OFI Rendement 2016 qui a un objectif de rendement annualisé supérieur à 5% et qui peut être souscrit dans un compte titres et dans différents contrats d’assurance vie.
Le FCP OFI Rendement 2016 a un objectif de rendement supérieur à 5% par an et une échéance conseillée de 5 ans. 
Le fonds OFI RENDEMENT 2016 à été lancé le 30 décembre dernier. C’est un fonds géré par OFI Asset Management, c’est un produit simple et lisible. Il a pour but d’offrir un rendement annualisé supérieur à 5% net de frais de gestion sur une durée d’investissement de 5 ans. Afin d’atteindre cet objectif, il est conseillé à l’investisseur de détenir le fonds jusqu’à son échéance, soit 5 ans après la date de constitution du portefeuille.
Le portefeuille d’OFI Rendement 2016 est uniquement composé d’obligations d’entreprises  (40 à 70 lignes), libellées en euros. La stratégie d’investissement du fonds a pour but de conserver les obligations jusqu’à leur date d’échéance (stratégie de portage) et de bénéficier ainsi des rendements attractifs offerts actuellement par le marché de la dette d’entreprises. L’univers d’investissement est composé de sociétés notées Investment Grade (51% mini) et de sociétés notées High Yield (49% max).
Pour plus d’informations n’hésitez pas à me laisser vos coordonnées via le formulaire.

Principales mesures de la loi de finances 2012 et de la loi rectificative n°4

03/01/2012 Aucun commentaire

Voici les principales mesures adoptées :

Impôts sur le revenu

1/ Gel du barème progressif de l’impôt sur le revenu (et donc par conséquent du barème de l’ISF et des droits de succession) (article 16 LFR n°4 pour 2011)

2/ Barème progressif inchangé : soit TMI à 41%

3/ Création d’une contribution exceptionnelle et provisoire de 3% et 4% sur les très hauts revenus (article 2 LF pour 2012) :

  • 3% du revenu fiscal de référence au delà de 250000€ pour les célibataires et de 500 000€ pour les

  • 4% du revenu fiscal de référence au delà de 500 000€ pour les célibataires et au delà de 1 000 000€ pour les couples.

4/Réduction d’impôt sur le revenu en cas d’investissement au sein des PME (article 18 LFR n° 4 pour 2011)

  • Relèvement des plafonds annuels de 20 000€ à 50 000€ (célibataire) et de 40 000€ à 100,000€ (couple soumis à imposition commune).

  • La société dans laquelle le contribuable investit doit respecter certains critères supplémentaires :

  • moins de 50 salariés et C.A. annuel ou total de bilan inférieur à 10M€

  • critères liés à la phase d’amorçage, démarrage ou d’expansion

  • l’entreprise ne doit pas être en difficulté

  • créée depuis moins de 5 ans

5/Réduction d’impôt sur le revenu pour dons (article 19 LFR n°4 pour 2011)

Les dons versés à compter du 1er janvier 2012 aux partis politiques sont retenus dans la limite de 15 000€ (au lieu de 7 500 € à ce jour)

Impôt de solidarité sur la fortune

Maintien du barème ISF issu de la réforme du patrimoine de juillet 2011 (LFR n°1 pour 2011) : deux tranches 0,25% et 0,50% et disparition du mécanisme du plafonnement (article 16 LFR n°4 pour 2011)

Maintien du bouclier fiscal en 2012 (sur les revenus 2010)

Maintien des mécanismes d’exonération partielle d’ISF en cas de pacte Dutreil ISF réservée aux salariés et mandataires sociaux exerçant leur activité principale dans la société (articles 885 I bis et 885 I quater du CGI)

Niches fiscales

1/ Nouveau coup de « rabot » des niches fiscales (article 83 LF pour 2012)

2/ Abaissement de 15% des plafonnements catégoriels (à l’exception des dispositifs consacrés aux emplois à domicile, aux investissements outre-mer (logement social) et aux frais de garde de jeunes enfants)

3/Plafonnement global des niches fiscales (article 84 LF pour 2012) à 18 000 € + 4 % du revenu imposable

 4/Investissement société pour le financement du cinéma et de l’audiovisuelle (SOFICA)

 Reconduction du dispositif pour les investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2014. Taux applicables : de 30 à 36% (selon les SOFICA)

Revenus financiers

Prélèvement forfaitaire libératoire (article 20 LFR n°4 pour 2011)

Taux applicables aux revenus perçus à compter de 2012 :

  • relevé à 21% pour les dividendes ;

  • relevé à 24% pour les produits de placement à revenus fixe ;

  • relevé à 17 % (au lieu de 12% actuellement) pour les intérêts des obligations négociables (obligations émises avant le 1er janvier 1987) ;

  • relevé à 15% (au lieu de 10% actuellement) pour les lots et primes de remboursement (valeurs émises avant le 1er janvier 1986) ;

  • relevé à 30% (au lieu de 25% actuellement) pour les autres revenus (taux de droit commun) ;

  • relevé à 55% (au lieu de 50% actuellement) pour les revenus payés hors de France dans un Etat ou territoire non coopératif.

Maintien des abattements de 1525 € pour un contribuable seul, veuf ou divorcé et de 3050 € pour un couple soumis à une imposition commune et de 40% au regard des revenus distribués.

Pas de changement pour le PFL sur les rachats sur contrat d’assurance-vie et contrat de capitalisation.

Fiscalité de l’immobilier

1/Plus-values immobilières (article 5 LF pour 2012)

Pour les cessions réalisées à compter du 1er févier 2012, les propriétaires de résidence secondaire ou d’un logement locatif, non propriétaires de leur résidence principale pourront être exonérés au titre de leur plus-value immobilière en cas de cession de leur bien si :

  • Il s’agit de la première cession d’un logement

  • Il y a remploi du prix de cession, dans un délai de 24 mois, pour l’acquisition ou la construction d’une résidence principale

2/Nouveaux cas d’exonération de la plus-value immobilière (article 24 et 29 LFR n°4 pour 2011) :

  • Retraités entrés dans une maison de retraite médicalisée si cession de leur ancien domicile dans les 2 ans (sous condition de ressources et de richesse (non assujetti à l’ISF)

  • Idem pour les adultes handicapés entrant dans un établissement spécialisé

  • Terrains nus constructibles dans une zone où les constructions sont autorisées par un plan local d’urbanisme pour lesquels une promesse de vente a été enregistrée avant le 25 août 2011 et la vente sera conclue avant le 1er janvier 2013 (retour sur la loi de finances rectificative n°2 du 19 septembre 2011 : nouveau cas d’exclusion de la réforme des plus-values immobilières).

3/Maintien du crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunt (plafonds actuels) pour la résidence principale

4/ Prorogation du dispositif Scellier jusqu’au 1er janvier 2013

  • Dispositif transitoire : pour les contrats de réservation signés devant notaire ou enregistrés avant le 31 décembre 2011 et signature de l’acte authentique avant le 31 mars 2012, taux de réduction applicable : taux de 2011 (logement BBC et non BBC)

  • Logements non BBC pour lesquels une demande de permis de construire a été déposée avant le 1er janvier 2012, le taux de réduction applicable passe de 9% à 6%

  • Taux 2012 (contrat de réservation signé après le 1er janvier 2012) : pas de réduction pour les immeubles non BBC et passage de la réduction de 18 à 13% pour les BBC acquis ou construits en 2012

  • Plafonnement à 300 000 € : pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2012 à l’exception de celles pour lesquelles un engagement de réaliser un investissement a été pris avant le 31 décembre 2011.

5/Location meublée non professionnelle (article 76 LF pour 2012)

Suppression de la réduction d’impôt à partir du 1er janvier 2013. Taux 2012 fixé à 11%. Création d’une taxe sur les loyers élevés des logements de petite surface « micro logements » (article 79 LF pour 2012)

6/Prêt à taux zéro (article 86 LF pour 2012)

Réservé à l’acquisition de logement neuf sous conditions de ressources voire dans certains cas précis pour les logements anciens (pour les prêts émis à compter du 1er janvier 2012).

7/ Exit tax (article 14 quater LFR n°4 pour 2011)

Modification de l’article 167 Bis du CGI consacré à l’exit tax : prise en compte d’une ou de plusieurs participations directes et indirectes :

« lorsque les membres de leur foyer fiscal détiennent une ou plusieurs participations, directes ou indirectes, d’au moins 1 % dans les bénéfices sociaux d’une société, à l’exception des sociétés visées au 1° bis A de l’article 208, ou une ou plusieurs participations directes ou indirectes dans ces mêmes sociétés dont la valeur, définie selon les conditions prévues au 2 du présent I, excède 1,3 million d’euros lors de ce transfert »

Fiscalité transmission

Réinstauration du droit de partage au taux de 1,1% pour les conventions de divorce présentées devant le juge avant le 30 juillet 2011. Pour les autres cas, le taux reste fixé à 2,50% (article 4 LF pour 2012).

 Maintien des abattements en matière de droits de mutation à titre gratuit (notamment celui en ligne directe à 159 325 € entre parents et enfants).

Droits d’enregistrement sur cession de droits de sociétés cotées

A compter du 1er janvier 2012, cession d’actions ou titres assimilés : nouveaux taux (article 3 LF pour 2012) :

  • 3% pour la fraction inférieure à 200 000 €

  • 0,5% pour la fraction comprise entre 200 000 et 500 000 000 €

  • 0,25% pour la fraction excédant 500 000 000 €

Le plafonnement à 5000 € du droit liquidé sur les cessions d’actions est supprimé.

Maintien du taux de 3% sur la cession de parts sociales après abattement.

Plus values de cession de valeurs mobilières (article 80 LF pour 2012)

Le dispositif d’exonération partielle et progressive des plus-values de cession de valeurs mobilières en raison du délai de détention (article 150-0 D bis du CGI) est remplacé par un nouveau mécanisme de report d’imposition sous condition de remploi :

- Conditions liées aux titres cédés :

Détention d’au moins 10% des droits dans les bénéfices sociaux de la société dont les titres sont cédés depuis au moins 8 ans et de façon continue avant la cession : pour la participation de 10% directement ou indirectement, prise en compte de l’ensemble du groupe familial (cédant, son conjoint, leurs ascendants/descendants, leurs frères ou sœurs).

- Conditions liées au réinvestissement :

  • 80% du montant de la plus-value, nette des prélèvements sociaux,

  • dans un délai de 3 ans maximum

  • souscription en numéraire au capital initial ou dans le cadre de l’augmentation de capital d’une société

  • afin d’y détenir au moins 5% des droits sociaux (droits de vote et droits dans les bénéfices sociaux).

Exonération de la plus-value en report si détention des nouveaux titres pendant au moins cinq ans.

Application a priori dès les plus-values réalisées en 2011 (en attente d’instruction administrative)

Maintien de l’article 150-0 D ter du CGI : mécanisme (initialement transitoire) d’exonération

partielle des plus-values de cession de valeurs mobilières en raison du départ à la retraite du dirigeant

Les SCPI Scellier

19/11/2011 2 commentaires

Comme vous l’avez compris , la loi Scellier avec 22% de réduction d’impôts, c’est terminé. Il est trop tard pour profiter de ce dispositif fiscal tellement avantageux qu’il  sera supprimé fin 2012.

La seule solution pour que vous puissiez encore en bénéficier est l’acquisition de SCPI Scellier. Il y en a une petite dizaine disponibles sur le marché. J’en ai fait une étude comparative sur les critères de montant collecté, frais, expérience des gérants et intentions d’investissements.

Les frais sont sensiblement les mêmes, aussi bien pour les frais d’accès que pour les frais de gestion. Votre choix va devoir se porter sur des critères plus subjectifs.

Dans une SCPI Scellier, comme dans toutes les SCPI fiscales, le meilleur est à venir. En effet c’est au moment de la vente des immeubles que la différence va se faire. Et ce terme est connu, c’est à la fin de l’obligation fiscale de détention, soit environ 15 ans. Il faut compter les 9 ans de la loi Scellier, y rajouter les 2 ans avant, le temps de construire les immeubles, et deux ans après, le temps de les revendre.

A la différence d’une SCPI de rendement, une SCPI fiscale a pour vocation d’être dissoute. En ayant ça en tête, le choix est plus facile. Il suffit de privilégier le gérant qui a l’expérience des SCPI fiscales, celui qui sait gérer les biens pour qu’ils se valorisent dans le temps et celui qui sait identifier les plus values possibles dans 15 ans.

Et là, les choix sont plus faciles.

Faire une donation temporaire d’usufruit au profit d’un enfant

20/10/2011 Aucun commentaire

Triple avantage, on aide son enfant, on paye moins d’impôts et on garde son bien…

Dans une donation temporaire d’usufruit,  vous donnez à votre enfant, qui fait ses études, les revenus d’un bien (immobilier ou mobilier) pendant une période  définie (par exemple la durée de ses études). Cette donation temporaire est un acte notarié qui en précise les modalités, nature du bien, durée, type de revenus).

La valeur de cette donation correspondant à celle des loyers qui sont donnés. Cette donation peut être valorisée soit selon le barème fiscal (23% du prix du bien pour 10 ans) ou selon la valeur économique des loyers, calculée sur l’actualisation des flux financiers.

  • A titre d’exemple la donation pendant 5 ans d’un loyer de 1000€ par mois d’un bien valorisé à 240 000€ sera valorisée 55. 200€ (240 000€*23%) selon à le barème économique.
  • La même donation sera valorisée 51 930€  à partir des flux financiers revalorisés sur la base de 1,5% pour les loyers et de 1% pour l’immeuble. Le taux de rendement interne est de 6,05%.

Dans les deux cas cette donation sera inférieure au plafond d’abattement des donations entre parents et enfants et ne donnera donc pas lieu à des droits de donation.

Quel intérêt par rapport au versement d’une pension ?

Tout d’abord, votre enfant va développer un rapport à l’argent différent, ce n’est pas papa et maman qui mettent de l’argent sur son compte, c’est les revenus d’un bien à lui qu’il encaisse, et, à mon avis, déjà ça change tout.

Ensuite, si vous êtes à l’ISF, le bien sortira de votre base ISF pendant la durée de la donation, pour calculer vite c’est environ 0,5% du prix du bien que vous allez payer en moins tous les ans.

Enfin, bien évidemment vous n’aurez pas à déclarer les revenus puisque c’est votre enfant qui les encaisse, il devra les déclarer de son côté, mais si vous l’aidez c’est qu’il n’a pas beaucoup de revenus et cela ne devrait pas changer beaucoup sa déclaration de revenus. Pour calculer vite là également, c’est pas loin de 50% des loyers que vous allez économiser en impôts sur le revenu.

Ces économies sur l’impôt sur le revenu et sur l’ISF doivent être comparées au surcoût lié au fait que l’enfant va sortir de votre foyer fiscal.

Au terme de la donation temporaire le bien reviendra dans votre patrimoine et les revenus dans votre déclaration d’impôts.

En résumé, la donation d’usufruit temporaire présente de véritables avantages (fiscaux mais aussi sociaux). Quand les parents sont lourdement fiscalisés sur des revenus dont il n’ont pas besoin tant qu’ils sont en activité, quand les enfants n’ont pas de revenus, cette approche patrimoniale prend tout son sens.

Alors pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter votre CGPI favori…

Céder un bien à une SCI patrimoniale pour limiter l’impact des plus values immobilières

13/10/2011 Aucun commentaire

A noterSi la décision de vendre le bien est déjà prise, la cession doit se faire avant le 2 février 2012 et être actée chez le notaire. En présence d’un acquéreur, cela peut justifier une baisse de prix pour accélérer la cession.

La baisse sur le prix doit bien évidemment être inférieure à la plus value qui serait due en cas d’une cession après le 2 février. A titre d’exemple, il faut retenir qu’une plus value de 100 000€ sur un bien détenu depuis 15 ans va représenter un coût fiscal (hors prélèvements sociaux) de l’ordre de 19 000€ si la vente est faite après le 2 février 2012,  et de 0€ si elle faite avant…

En l’absence d’acquéreur identifié, il est possible de céder le bien à une SCI familiale, si cette cession est faite dans un cadre patrimonial. Il faut en effet justifier cette cession. Cela peut être le besoin de liquidités pour l’acquisition d’une société ou l’anticipation de la transmission d’un patrimoine aux enfants avec une donation significative des parts aux enfants (associée à une possible réserve d’usufruit).

Cette cession doit être faite rapidement et tous les paramètres doivent être pris en compte et en particulier, le coût de mise en place  de la SCI et de son fonctionnement, le coût du financement de l’acquisition par la SCI, la solvabilité des associés, le coût des droits de mutation.

Dans un certain nombre de cas, les enjeux justifient amplement cette mise en place. Se faire accompagner par un professionnel qui en a l’expérience et qui travaille avec des notaires et des avocats rompus à cet exercice est la garantie de le faire dans les meilleures conditions.

Pour une étude rapide qui permettra de mesurer l’opportunité de cette cession, merci de consulter notre page contact

Nouvelles modalités de calcul de la plus value immobilière à partir de février 2012

19/09/2011 2 commentaires

Plusieurs de mes clients m’interrogent sur les modalités futures de calcul des plus values immobilières. Des simulateurs peuvent vous la calculer mais si vous aimez bien comprendre voila le détail des calculs.

Pour les ventes actées (signées chez le notaire) l’impôt sur la plus value est calculé actuellement de la façon suivante :

PV-PA=PVI

  • PV est le prix net perçu par le vendeur
  • PA est le prix auquel vous avez acheté le bien (y compris les frais associés à cette acquisition, frais d’hypothèques, frais de notaire, frais d’agence)
  • PVI est la plus value imposable

1/ La PVI fait l’objet jusqu’en février 2012 d’un abattement calculé selon les modalités suivantes :

  • de 0 à 5 ans pas d’abattement
  • de 5 à 15 ans abattement de 10% par année de détention du bien.

Au bout de 15 ans la plus value est purgée. Le taux d’imposition sur PVI après abattement est de 19%. S’y rajoute les prélèvements sociaux de 12,3%.

2/ Après février 2012 la PVI fera l’objet d’un abattement qui sera calculé ainsi :

  • de 0 à 6 ans pas d’abattement
  • de 6 à 16 ans abattement de 2% par année de détention du bien
  • de 17 à 23 ans abattement de 4% par année de détention du bien
  • de 24 à 30 ans abattement de 8% par année de détention du bien

Au bout de 30 ans, j’ai vérifié, la plus value est purgée ! Le taux d’imposition sur la PVI après abattement devrait toujours être de 19% auxquels se rajouteront les prélèvements sociaux qui seront de 13,5%.

Fiscalité, les premiers effets de la rigueur budgétaire

26/08/2011 un commentaire

C’était à prévoir, les marchés financiers la réclamait, voici venu le temps de la rigueur budgétaire et, on peut le craindre, celui de la rigueur tout court.

Le souhait initial présidentiel de ne pas augmenter les impôts, déjà largement mis à mal avec les niches fiscales, est cette fois bel et bien enterré avec un certain nombre de mesures dont les effets devraient être immédiats dès le 24 août 2011. Les deux mesures les plus importantes sont l’augmentation des prélèvements sociaux de 1,2% (elle passera de 12,3% à 13,5%) et la suppression des abattements sur les plus values immobilières.

Autant l’augmentation des prélèvements sociaux n’étonne plus, autant la suppression de l’abattement pour le calcul des plus-values immobilières est un véritable coup de massue apporté à la fiscalité immobilière.

Concernant les prélèvements sociaux qui, rappelons le, étaient de 1,1% en 1991 quand ils ont été mis en place, leur taux sera porté à 13,5% . Ce nouveau taux sera applicable dès le 24 août 2011. Les revenus 2011 imposés par voie de rôle le seront au taux de 13,5%, ceux soumis à un prélèvement à la source le seront à partir du 24 août 2011.

La suppression de l’abattement pour durée de détention est l’autre mesure annoncée et applicable immédiatement. Rappelons qu’elle faisait que les immeubles loués par leur propriétaire et les résidences secondaires n’étaient pas imposés au titre des plus-values si un délai de 15 ans s’était écoulé entre l’achat et la vente.

Les plus-values immobilières (hors résidence principale) seront donc soumises à la CSG et à l’impôt sur les plus-values au taux global de 32,5%, après prise en compte dans le calcul de la plus-value du seul impact de l’inflation.

Cette dernière mesure aura, on l’imagine, un impact important sur les comportements des vendeurs qui, pris de court par la rapidité de la mesure, ou mal avisés, n’ont pas mis en place de stratégie de contournement. Elle en aura un également sur les investisseurs qui avaient accepté la baisse des rendements locatifs en contre partie de l’espoir de gain sur la plus-value.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à me laisser un message

Rapport sur la profession de conseiller en gestion de patrimoine

02/08/2011 Aucun commentaire

Le métier de conseiller en gestion de patrimoineUne mission a été menée par Louis Giscard d’Estaing pour réglementer la profession des conseillers en gestion de patrimoine, pour en évaluer l’accès, les qualifications et l’exercice, et pour en permettre le contrôle.

Louis Giscard d’Estaing est député du Puy de Dôme et Vice- Président de la Commission des finances.

En résumé ce rapport propose de créer et de protéger le titre « conseiller en gestion de patrimoine »

Le rapport part du constat que, face à l’allongement de la durée de vie, à la modification des structures familiales, à l’évolution rapide de la fiscalité,  à la multiplicité des offres et à leur complexité, les particuliers  recherchent des interlocuteurs capables de les éclairer dans la mise en place et l’organisation de leur patrimoine.

Le rapport constate que les particuliers peuvent trouver ces réponses auprès des professionnels de la gestion de patrimoine, mais pose la question de les identifier, de s’assurer de leur professionnalisme, de mesurer leur indépendance par rapport aux fournisseurs de produits.

Le rapport propose donc de créer le titre de « conseiller en gestion de patrimoine » qui serait créé par la loi et dont l’usage serait protégé. Pour se se prévaloir du titre les conseillers en gestion de patrimoine devraient cumuler les activités de  conseiller en investissement financier, de courtier en opérations de banque et en services de paiement et de courtier d’assurance.

A titre accessoire, les conseillers en gestion de patrimoine  » indépendants » pourraient recourir à la compétence juridique appropriée et au statut d’agent immobilier, afin de compléter le panel de leur offre de service.

Les conseillers en gestion de patrimoine « salariés d’établissement » pourraient se prévaloir du titre à condition de le faire dans le cadre des modèles européens et de respecter des conditions de compétence professionnelles équivalentes à celles des indépendants.

Afin de garantir la qualité de leur conseil, les conseillers en gestion de patrimoine, qu’ils soient indépendants ou salariés d’établissements, devraient  disposer d’un diplôme de niveau minimum Master ou d’avoir pu faire reconnaître cette compétence par une validation des acquis de l’expérience.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Je pense dommage que ce rapport limite l’activité de conseiller en gestion patrimoine à l’activité financière. Il ne prend pas en compte tout le travail d’analyse (bilan patrimonial) et de proposition de solutions (stratégie patrimoniale et suivi de cette stratégie) qu’effectuent les conseillers en gestion de patrimoine dignes de ce nom.
La vision de la gestion de patrimoine est une vision long terme, c’est sur la durée que l’on va mesurer la performance des stratégies proposées à nos clients. En limitant l’activité de gestion de patrimoine à sa dimension financière, on l’inscrit dans le court terme. C’est la porte ouverte à la mise en place de solutions « packagées » qui apporteront une sécurité toute relative à l’épargnant. Pour y souscrire, l’épargnant devra signer des courriers qui ne serviront qu’à désengager la responsabilité du conseiller.
La protection des consommateurs ne peut véritablement être assurée que par la mise en place d’un cadre intégrant la gestion de patrimoine dans toutes ses composantes (financières bien sûr mais aussi fiscales, patrimoniales, juridiques, immobilières) et toutes ses interactions avec les autres professions du chiffre et du droit.
Pour consulter le rapport dans son intégralité, cliquez ici

Faut-il s’intéresser aux opérations Malraux ?

09/07/2011 Aucun commentaire

MalrauxBien évidemment, poser la question c’est déjà y répondre…Oui, à mon avis, il faut s’y intéresser. Pourquoi ?

L’investisseur qui, comme il l’a bien compris, cherche à réduire ses impôts en investissant dans l’immobilier avec le levier du crédit, peut (doit ?) regarder les opérations Malraux. L’avantage fiscal est au moins équivalent voire supérieur à celui des opérations Scellier, la rentabilité locative est similaire, mais la nature de l’immobilier acquis est très différente, c’est de l’ancien en centre ville. Si le mot n’était pas aussi galvaudé j’irais même jusqu’à dire qu’il s’agit de l’investissement « patrimonial » par excellence.

Depuis 2009 la fiscalité des opérations Malraux est « calée » sur celle des opérations Scellier, elle s’exprime sous forme d’une réduction d’impôts correspondant à 36% des travaux effectués, dans la limite de 100 000€ par an. Les travaux représentent en général 70% du prix d’acquisition ce qui produit donc une réduction d’impôts de l’ordre de  25% du prix de l’acquisition totale (foncier et travaux). Cette réduction est en général étalée sur 3 ans.

Autre modification importante depuis 2009, les travaux ne doivent plus être effectués à le seule initiative du propriétaire. La VIR (vente d’immeuble à rénover) est venu encadrer et sécuriser la réalisation des travaux. La VIR est l’équivalent de la VEFA pour l’ancien, elle permet de garantir la bonne fin des travaux et le respect des coûts initiaux. La VIR sécurise complétement l’investisseur (et son banquier…).

Alors si je vous ai convaincu et si vous envisagez d’investir le centre ville du secteur sauvegardé de certaines villes, n’hésitez pas à me contacter en complétant le formulaire pour que je vous en explique le détail.